en avril, pèle ton osier !
Non, on n'en a pas fini avec l'osier !
Il reste des brins non utilisés des plantations de cet hiver, et je compte bien qu'ils ne finiront pas dans un barbecue.
En fait, j'aimerais bien continuer mes essais de vannerie, mais avec de l'osier blanc, bien séché, pas de l'osier vert, parce que ça ne fait pas des paniers biens propres. Je le savais mais il fallait bien que je m'y essaie. C'est fait, il faut donc passer à l'étape d'après.
Oui, sauf que... l'osier de vannerie, le vrai, pelé, séché, traité anti-jaunissement... est à peu près 10 fois plus cher que l'osier brut ! Et en plus, c'est normal : il y a un énorme boulot à faire dessus !
Or, 1) je n'ai pas les moyens de jouer à ce prix-là ; 2) je n'aime pas vraiment les trucs où on ne fait que la dernière étape, et chez nous, c'est de plus en plus l'alpha et l'oméga, pas juste les deux dernières lettres de l'alphabet...
Donc : laisser tremper la botte d'osier jusqu'à ce que des petites feuilles apparaissent.
C'est le moment de le peler.
Les professionnels ont une machine qui épluche plusieurs brins à la fois rapidement.
Chez moi, évidemment, ça va un peu moins vite...
mais avec un bon couteau de cuisine de grand-mère, on s'en sort très bien aussi !
Ensuite il ne restera plus qu'à le laisser sécher dans un grenier ventilé, jusqu'à utilisation en vannerie
Les professionnels, en plus, le fument aux vapeurs de soufre, si je me souviens bien.
Et voici l'artisan au travail :
Par tilion, Samedi 26 Avril 2008 à 23:01 GMT+2 dans mes marottes (article, RSS)

pour l'instant, il monte au fur et à mesure au grenier, et dieu y pourvoiera...






