tilion

grande GO.

Je ne vous l'ai jamais dit... mais j'ai des resources cachées (si, si...)

C'est moi qui organise les surboums au bahut. Pour les profs, évidemment, ou tout ce qui ressemble à un adulte parce que les gosses je ne peux plus les voir en peinture, et d'ailleurs, si vous avez des ados, apprenez que pendant trois-quatre ans minimum ils sont absolument infréquentables, horriblement infects, abominablement excécrables. Les collègues, eux, ne me font pas écrire des adverbes en -ment trois fois par ligne.

D'ailleurs en parlant grammaire, je me suis bien poilée, ce matin ! Si nos politiques et décideurs de tout poil croivent que c'est en posant des questions pièges rigoureuses (genre quelle est la classe grammaticale de la proposition subordonnée que vous avez relevée ?...) qu'ils vont élever le niveau des gosses qui n'y comprennent toujours que pouic, ils se fourrent le doigt dans l'oeil jusqu'au coude ("Madame, c'est quoi le nombre de ligne minimum pour la rédac' ?")

D'autant qu'on sait bien comment ça va se terminer : la dictée était d'un niveau normal élevé par rapport aux dernières années : on va avoir une consigne de correction du style : entre zéro et deux fautes (sans distinction grammaire/orthographe), 6 points sur 6, entre 3 et 5 fautes, 5.5... RDV semain si je me trompe... ce qui anéantit toute tentative de ne pas annonner comme d'habitude. 

Non que cela me choque, d'ailleurs : quatre ans de correction de BAC m'ont habituée à ces "harmonisations"  aux quotas...

Bref, j'étais partie sur les fêtes, pas du tout sur le brevet !!

Et bien, j'ai eu plein de compliments, ET on a fait du bénèf, ET notre DJ s'est payé un jeu de lumières qui clignotent et tout, ET il en restait plein. Et je suis un rien fatiguée.

MAIS je ne dors plus qu'une nuit sur deux, ce qui n'arrange rien. Va savoir, Charles (ça tombe bien, Charles, c'est mon beau-frère, et on va le voir dans quelques jours...) 

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creux de la vague.

Bjour tout le monde.

Désolée pour les silences, je suis un peu débordée de partout en ce moment, alors je sacrifie la seule part de moi qui n'est pas aussi urgente que les autres... d'où blanc...

 Mon blog-aloi s'en ressent, d'ailleurs ! Mais il faut savoir relativiser et résister à aller le voir tous les matins...

Sans mentir, entre les bulletins en retard, les conseils de classe, les spectacles de danse des élèves (+ un aller-retour maison/collège dans la journée pour y emmener mes minots : 120 bornes dans une journée "normale"...) je me noie.

En outre, je somatise le stress : je traîne un bon mal aux reins depuis mercredi dernier, et chaque kilomètre au volant m'arrache un petit cri (ça dois valoir un enregistrement là-dedans...) ; voir plus haut la route que j'avale pour aller bosser. Je sais... c'est moi qui ai choisi d'habiter à 30 bornes de la ville... et il n'y a pas de taf plus près... sauf à cinq minutes à pied de chez moi, mais comme il n'y a qu'un poste de lettres classiques par bahut, je ne peux pas muter ! Et pour un bout de temps : la copine qui occupe le poste sera en retraite 3 ans avant moi...

Aujourd'hui on fête l'anniversaire de mon titi Tili... 3 ans de bout de chou !

Gâteau au four, je prends 5 minutes pour me poser et écrire ce petit article...

Allez, photos suivront, promis, mais d'abord, je vais faire une petite sieste pendant que les intéressés pioncent une demi-heure chacun de leur côté !

 

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le plus beau métier du monde...

C'est vrai, je le reconnais, je ne suis pas la dernière à pleurer sur ma fatigue de prof et à attendre impatiemment les vacances que beaucoup nous envient, MAIS

 

 - et ceci est un écart à la ligne éditoriale de mon blog, mais c'est un peu en réponse à Bulle qui vit une année particulièrement difficile, heureusement bientôt terminée -

 

j'ai cette année la chance d'avoir des classes pas trop pourries, ce qui fait qu'il y a vraiment des moments de grâce;

 Plusieurs facteurs en guise d'explication :

   - je suis à temps partiel (13/18èmes) pour m'occuper de la Poupounette.

   - de ce fait j'ai 8 heures de latin  (spécial décidace à Ladybud)

   - je n'ai qu'une troisième en français, et ce n'est pas mon enseignement préféré.

 

C'est pourtant de cette troisème, un peu difficile au départ (j'ai mis trois mois à imposer mon rythme de travail, à grands coups d'heures de colle, de gueulantes et de réparties vexantes - parce que je pratique ce sport vicelard face à un public qui n'a pas l'attitude qu'on est censé attendre), et qui s'avère maintenant dymanique et agréable comme je n'ai jamais eu en classe en entière depuis que j'enseigne, que je vais parler !

J'ai en outre réussi à récupérer, ô Merveille ! un ordinateur avec vidéo projecteur et cablage réseau (trois mois : en moyenne deux semaines pour attraper l'ordi lui-même, une multiprise, un cable réseau, le vidéo-projecteur...).

Le comble était que tout ce matos existait, qu'il appartenait à l'équipe de lettres, mais que personne parmi les profs de lettres ne le savait !! Les éléments que ma coordinatrice réclame à cor et à cri depuis plusieurs années ont juste été "subtilisés" au fur et à mesur qu'ils arrivaient, avant que nous en soyons informées... et nous sommes un bahut, je tiens à le dire, où l'entente est plutôt bonne ! Qu'est-ce que ça doit être ailleurs...

J'en arrive donc à mon sujet du jour :

hier, 1er avril, je me suis posée au milieu de mes élèves de troisièmes (cables pas assez longs pour être au bureau en mode "supervision de tous les  tire-au-flan et farceurs") dans le même sens qu'eux (erreur de débutant : le bronx a toutes les chances de s'intaller aussitôt derrière moi), j'ai distribué un texte "réjouissant" (autobiographie -témoignage de l'horreur des tranchées...), j'ai allumé le vidéo-projecteur, ouvert une page blanche de word et dit : 

"voilà : initiation au commentaire composé !"

Et bien, vous ne devinerez jamais, mais après 3/4 d'heures à chercher des idées en autonomie,  j'ai servi de secrétaire  pour rassembler les idées, puis les organiser, et on est allés jusqu'à rédiger un morceau !

 Mon cadeau, c'est d'avoir entendu Raz., gentil garçon qui peine à 8-9 et vise la 2nde pro, me dire : "Madame, on n'a qu'à utiliser le récit à la première personne, et le cadre spatio-temporel !" :) :)

Quand un élève faible te dit ça, Melle Rimmel, tu te dis que tu as réussi ton année, crois-moi !

 

Pourvu que ça dure, et surtout qu'on ne me refile pas trop de fous l'an prochain... 

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