tilion

en avril, pèle ton osier !

Non, on n'en a pas fini avec l'osier !

 Il reste des brins non utilisés des plantations de cet hiver, et je compte bien qu'ils ne finiront pas dans un barbecue.

En fait, j'aimerais bien continuer mes essais de vannerie, mais avec de l'osier blanc, bien séché, pas de l'osier vert, parce que ça ne fait pas des paniers biens propres. Je le savais mais il fallait bien que je m'y essaie. C'est fait, il faut donc passer à l'étape d'après.

Oui, sauf que... l'osier de vannerie, le vrai, pelé, séché, traité anti-jaunissement... est à peu près 10 fois plus cher que l'osier brut ! Et en plus, c'est normal : il y a un énorme boulot à faire dessus !

Or, 1) je n'ai pas les moyens de jouer à ce prix-là ; 2) je n'aime pas vraiment les trucs où on ne fait que la dernière étape, et chez nous, c'est de plus en plus l'alpha et l'oméga, pas juste les deux dernières lettres de l'alphabet...

Donc : laisser tremper la botte d'osier jusqu'à ce que des petites feuilles apparaissent.

C'est le moment de le peler.

Les professionnels ont une machine qui épluche plusieurs brins à la fois rapidement.

Chez moi, évidemment, ça va un peu moins vite...

mais avec un bon couteau de cuisine de grand-mère, on s'en sort très bien aussi !

Ensuite il ne restera plus qu'à le laisser sécher dans un grenier ventilé, jusqu'à utilisation en vannerie

Les professionnels, en plus, le fument aux vapeurs de soufre, si je me souviens bien.

Et voici l'artisan au travail :


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on aime les cadeaux personnalisés...

Tant pis pour vous !

mais je n'ai pas la présomption de les offrir à tout le monde !

Un des rares qui en fait les frais, c'est mon frangin préféré et unique, essuie-pâtre de toutes mes tentatives depuis l'enfance...

Voici la dernière création de ma scie à chantourner : un miroir IKÉA  en promo, plein de fonds de boîtes à fromage en bois (un peu aérés...), des formes plsu ou moins régulières et symétriques, mais pas trop quand même, plusieurs pots de peinture acrylique murale "satin brillant" (toujours en promo), et un fer à pyrograver pour achever le tout (vive le magasin d'usine Black&Decker ! fournisseur officieux d'outils pour toute la famille, puisqu'on trouve même les mallettes Smoby).

Evidemment, avec tous les rajouts, il devient bien plus difficile de se voir dedans, mais est-ce bien le but ?

Ah ! J'oubliais ! J'ai pompeusement appelé cette "oeuvre" : LA RECHERCHE. 

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semis de potager en mars.

après quelques jours de pause dus à une bonne bronchite et une cure de sommeil, revoici les aventures de la famille et du jardin.

Heu... dans la case "famille", rien de neuf : je ne vais pas vous passe les photos de notre lutte pour rendre TIli propre, même si c'est épique !

C'est donc la case "jardin" qui fait l'objet de l'article du jour.

Le plus impressionnant, ce sont les haricots. 

Ils atteignent vite des hauteurs vertigineuses.

J'ai essayé aussi les tournesols  mais sans conviction : on dirait qu'ils n'ont pas dans le godet assez de profondeur pour s'enraciner et pousser droits. Ils se sont gondolés sacrément avant de se décider à monter. J'en ai gardés à planter en pleine terre directement, ça me permettra de comparer.

Au fond des épinards. Même méthode comparative.

et enfin des oeillets d'inde à foison pour repousser les nuisibles (les racines apparemment contiennent des huiles essentielles très répulsives), et j'ai essayé ici et là différentes sortes de tomates. On verra bien.

 

De toute façon, il est urgent d'attendre : il faisait encore -2°C à 8 heures ce matin.

Donc c'est clair : c'est râpé pour faire des plantations en fin de vacances. Tout va être retardé d'un bon mois par rapport à l'an passé, qui n'était pas très sain puisqu'il n'y avait pas eu de coupure hivernale, souvenez-vous.

Le seul hic, c'est que cette année, nous partons 3 semaines en Martinique en juillet, et tout va arriver à terme à ce moment, et en profiter pour crever sans moi.

On annule ? 

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composition de Pâques

Et voilou !

"Tout ce qui traîne se salit." a coutume de dire mon cher et tendre.

J'ai donc filé ce matin en quittant la maternelle chez le fleuriste : un bloc de mousse, quelques gerbéras, une marguerite jeune, trois roses.

Ensuite j'ai récupéré cinq branches de mahonias dans mon jardin, il est tout prêt à fleurir, j'ai mis le tout dans la coupe tressée cet hiver avec de l'osier vert (il a séché depuis, ce qui donne à l'ensemble un air encore plus rusitque).

Il ne restait plus qu'à cacher trois piou-pious en fil chenille et tous nos beaux oeufs d'hier.

 

Il n'a pas des couleurs particulièrement pascales, mais chez nous on aime plutôt les couleurs vives, et il fera très bien en centre de table dimanche !

 

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peindre des oeufs de Pâques.

Nous sommes au plus près de l'actualité !

Ce matin, je me suis attaquée à vider la plaque d'oeufs.


Un tout petit trou en haut avec un couteau à fromage bien pointu, un autre trou un peu plus gros de l'autre côté, un petit tournevis (si vous trouvez un outil plus adapté, c'est conseillé...) bien nettoyé à enfoncer dans le dernier trou pour percer le jaune avant de souffler fort par le petit trou : mes oeufs sont vidés sans trop de casse.

 J'ai donc cuisiné une méga omelette avec moultes lardons, ciboulette (du jardin) et épices, on s'est est régalé ce midi et on a placé le reste au congèlateur.

Puis, on s'est attaqué aux choses sérieuses :

comme support, la boîte à oeufs en carton est idéale, et comme la peinture sèche assez vite, on peut traiter tout l'oeuf sans faire trop de marques de doigts, ou bien on attend un peu que la première moitié ait séché pour retourner et peindre l'autre côté. 

L'an dernier, j'avais utilisé de la gouache pour un résultat vraiment bof.

Cette année, j'avais des tubes de peinture Pébéo spécial porcelaine acheté en promo-archi-soldées, qui couvrent bien, s'appliquent sans peine et rendent un brillant de très bon effet.

Après, en suivant la notice, on fait cuire une demi-heure à 100° au four à chaleur tournante, et le tour est joué :

Il ne restera plus qu'à trouver des petites fleurs pour les mettre en scène avec, dans un petit panier en centre de table, dimanche.

Photo finale dans quelques jours ! 

Bons chocolats à tous, et surtout à Bulle !

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la cabane en palette (suite)

Avec les beaux jours qui n'en finissent pas de revenir, les minots retrouvent le chemin de la cabane - oui, je sais, toujours pas terminée !
 
A ma demande pressante tout au long de l'hiver, Vicky l'a déplacée au plus près de grillage - pas d'ouverture de ce côté - et puis comme ça je vois mes jardinières. Il l'a posée sur des tuiles et des gros pavés pour qu'elle soit grosso modo horizontale, et surtout qu'elle ne touche pas la terre, ce qui la ferait pourir bien plus vite. 
 
Malgré les ouvertures béantes qui ont embarqué les grosses pluies, elle n'a pas trop souffert de l'hiver. Il va falloir lui repasser un coup de lasure sur tous les extérieurs, et je vais donner aux garçons une brosse et une bassine d'eau savoneuse, qu'ils nettoient leur plancher tout salopé par la boue sous les bobottes ! 
 
A part ça, comme dirait Papy : on dirait que tu l'as faite avec du bois tout neuf !
 
Et comme on a rentré pas mal de palette toutes belles, je vais pouvoir m'y atteler à nouveau... quand j'aurai le temps !! 

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haie d'osier

Comme d'habitude, j'écris tout à l'envers.

 

Voici une petite notice pour planter une haie d'osier. On remue bien la terre en profondeur, on l'amende s'il le faut.

Au mois de février, quand on s'est procuré de l'osier vivant (le meilleur pour ça est de l'acheter en oseraie, chez mon fournisseur, Séverine peut même vous l'envoyer par la poste, c'est comme ça que j'ai fait l'an dernier), on le laisse tremper deux jours le pied dans l'eau, puis on plante.

Surtout, on n'attend pas les beaux jours : à la reprise de végétation, c'est fichu, il faut attendre l'hiver suivant. On a donc, au mieux jusqu'à mi-mars au nord de la Loire. 

J'ai préféré travailler en 3 brins, le résultat est plus fourni en feuilles dès le premier été.

Pour ce faire, on commence par planter par groupes de 6 brins éloignés de 15-20 cm  en ligne. Aux extrémités, on plante 3 brins seulement, et un pieu ou une barre de métal bien enfoncé pour rigidifier l'ensemble.

Entre les deux pieux, on tend un guide en fil de fer.

Ensuite on entreprend le tressage. Les trois brins contre le poteau de gauche sont abaissés à 45° vers la droite. Le groupe de 6 mitoyen est séparé en deux : 3 brins sont abaissés de 45° à gauche (ils vont croiser notre premier groupe), les 3 autres de 45° à droite. On procède de même pour chaque groupe de 6. Le croisement entre les tiges partant à   droite et celles partant à gauche se fait alternativement dessus/dessous, pour obtenir un tressage rigide.

On noue régulièrement des flis de raphia aux croisements pour les maintenir (selon la rigidité obtenue, qui dépend beaucoup de l'espacement de départ, et de l'habileté de celui qui travaille).

Sur les côtés, on plie les brins dépassant du pieux pour leur faire effectuer un angle droit et repartir vers la haie compléter le tressage. On lie le coude au pieu pour le rigidifer, en prenant soin de ne pas tordre les brins, ce qui les tuerait et empêcherait la repousse.

Tout en haut, au choix, on laisse dépasser comme je l'ai fait, ou bien on coupe horizontalement comme une haie standard, ou encore, on lie les bouts partant à gauche avec ceux partant à droite en petits arceaux. Pour ma part, j'ai bien laisser le plus nature possible, donc je n'y touche plus.

D'un peu plus loin, ça donne ça :

Le principal intérêt de ce type de haie, c'est que ça ne prend quasiment pas de place en profondeur. On peut donc l'installer sans perdre d'espace même dans un tout petit jardin, un peu à la manière d'un claustrat. Au printemps, les feuilles vont pousser et rendre la haie opaque.Elle reperdra ses feuilles l'hiver suivant, révélant à nouveau ses croisillons. Si on prend la peine d'arroser soigneusement (un tuyau goute-à-goutte ou poreux fait très bien l'affaire) la première année, la haie peut vivre, paraît-il, une douzaine d'années. 

La structure reste, de toute façon, donc rien n'empêche de  faire pousser des grimpantes rapides et couvrantes de type capucines si un morceau s'avise de sécher. L'autre intérêt est que la haie coupe la lumière l'été et la laisse passer l'hiver.

Pour voir les photos de la haie avec ses feuilles, vous êtes donc priés de patienter jusqu'à l'été prochain : 

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fabriquer un tipi en osier

je précise tout de suite qu'il s'agit d'un tipi atypique. J'ai pris des photos à chaque étape, pour monter une sorte de tutoriel, mais comme je n'arrive pas au résultat envisagé...

 Au départ, on procède comme pour une haie d'osier : on plante les brins d'osier dans la terre le plus profondément possible, par groupe de 4 : deux penchés vers la gauche, deux autres vers la droite.

Evidemment, au lieu de les planter en ligne, on les plante en cercle en ménageant une porte.

Pour plus de facilité, j'ai matérialisé le tipi au départ, en liant tous les brins qui partent à gauche, dans l'optique de travailler le tressage par les brins qui partent à droite.

Jusqu'ici tout va bien.

Ensuite, on tresse en passant dessus-dessous, on monte en spirale en assayant de garder des losanges à peu près réguliers. J'ai tendance à nouer chaque croisement d'un brin de raphia, même si la structure, rigide et en même temps d'une grande souplesse, pourrait se contenter de beaucoup moins de liens.

La suite ne m'a pas donné tout à fait tort !

En effet, on se retrouve vite devant une déformation mécanique : alors qu'en bas, les brins fichés en terre épouse l'orientation qu'on leur a donnée au départ, en haut, au contraire, ayant tendance à aller tout droit alors qu'on les veut courbes, ils ont une fâcheuse propension à se débiner. Résultat, les parois prennent à mi-hauteur une forme incurvée vers l'extérieur tout à fait indigne d'un tipi d'indien sioux  ! horreur !

A ce stade, on se dit que la déesse indienne avec des bras partout était drôlement avantagée pour tresser des paniers. J'espère qu'elle s'en est rendue compte.

Je vous ai épargné les photos intermédiaires, plusieurs heures d'efforts pour comprendre comment faire aller vers l'avant les brins de l'arrière. Je crois bien que l'énervement m'aurait empêché de tenir l'appareil, et puis, j'étais bien trop occupée à tout tenir en même temps dans la bonne position et ligoter la bête dans le même mouvement.

Au bout du compte, je pense que Géronimo m'aurait reniée, mais j'aime bien la gueule de mon igloo des grandes plaines, finalement.

Quand les feuilles auront poussé, au printemps, il devrait avoir une tête sympathique quand même.

Bon courage pour vos réalisations. Si quelqu'un y arrive, j'aimerais bien une photo du montage au moment où tout se barre ! 

 

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gîte pour personnage de Tolkien

J'ai un peu inversé les articles : j'ai planté mon osier dans mon blog avant d'être allée le chercher !

Car, pour la première fois depuis que j'enseigne, nous avons joué aux profs-en-vacances-qui-partent-dès-la-sonnerie, pour un aller-retour flash éclair, comme les interros de Bulle, à côté de Tours pour aller quérir de l'osier digne de ce nom, dans un des seuls villages spécialisés de France (voir dans mes liens à gauche).

Dans le village de Villaines-les-Rochers, donc, tout tourne autour de l'osier et de la vannerie. 

J'avais réservé un gîte sur indications de ma productrice. Nous ne savions pas trop où nous allions, et nous nous sommes retrouvés dans une très charmante grotte aménagée très rigolote et troglodytique (non, ce n'est pas une nouvelle race de moustiques).

et tel M.Frodon rentrant dans sa maison cossue de hobbit, nous avons profité du confort de cette chambre un peu particulière, bien organisée, et tenue par un couple très accueillant, ce qui ne gâche rien.

Il doit y avoir un Ikéa pas loin. Tili a bien joué avec les casseroles : "Maman, ya plus d'pa-tates !" et petite Soeur a testé les coussins du grand lit.

NB : l'ours au fond de la grotte est dangereux : on a fait bien attention de ne pas le réveiller trop tôt...

L'atelier des hôtes est dans le trou mitoyen. Leur talent participe à en faire un lieu enchanté :

Je les remercie encore de leur accueil, ajouté au sentiment très efficace d'avoir la sensation d'être en vacances depuis longtemps alors qu'on a tout juste terminé les cours. 

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en février, plante ton osier !

Etape 1 : Strasbourg

Objectif : habiller les jardinières du frangin d'une haie vite poussée, verte et isolante aux regards.

Erreur volontairement commise : j'ai planté une espèce d'osier de très grande qualité a priori, mais qui a réputation de mal tenir en jardinières. J'en ai pris mon parti : si au bout d'un an ou deux ça crève, il restera toujours la structure sur laquelle on pourra chaque année faire pousser des capucines, des volubilis, et autres grimpantes.

 

Il fait froid, quand même, à Strasbourg en février. Deux jours et demi de boulot sur cette haie.

Pour explication, la terrasse est sur le toit d'un supermarché, et ils possèdent un duplex avec une partie de la terrasse dont le reste est commun. 

 

Prochaine étape : notre jardin. 

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